Isabelle Bourdial


Journaliste scientifique et auteure osnyssoise, Isabelle Bourdial a notamment été rédactrice en chef des Cahiers de Sciences & Vie et a travaillé pour plusieurs maisons de production (E=M6, entre autres). Passionnée de polars, elle est à l’origine de Polar’Osny, LE festival de littérature policière dont la deuxième édition se déroulera en novembre prochain. Après un premier roman en 2016, Chasseurs d’esprit (éditions Lajouanie), Isabelle Bourdial vient à la MéMO vous présenter Sale temps pour les grenouilles, son deuxième ouvrage publié aux éditions du Loir.

Article paru dans Inf’Osny n°125

La bonne fée de Polar’Osny nous présente son dernier roman : une comédie noire…

Isabelle Bourdial a fait une pause dans l’organisation du festival Polar’Osny 2019 pour nous parler de Sale temps pour les grenouilles paru aux éditions du Loir. Ce roman au ton volontairement léger traite pourtant de phénomènes grandissants : le harcèlement au travail et le burn-out.

À force d’humiliations, de consignes contradictoires et de mauvaise foi, le nouveau cadre d’une maison d’édition pousse ses collaborateurs à bout. Seule solution pour Hadrien, responsable du département Histoire et Civilisations contraint d’écrire une anthologie des séries TV : éliminer ce n+1 harceleur et pervers narcissique. « C’est une fiction mais toutes les situations décrites s’inspirent en partie de la réalité, raconte Isabelle Bourdial. Après avoir quitté mon entreprise, j’ai retrouvé mes notes, les causes de mon burn-out étaient là, noir sur blanc ! Il y avait de quoi écrire un roman, j’ai préféré la comédie au témoignage tragique ».

Un hommage aux séries télévisées et à la culture populaire

L’histoire raconte la descente aux enfers de tout un service sous le joug d’un supérieur manipulateur et toxique, parfait sosie du Dr House, mais surtout d’une revanche sur un système aux visées destructrices. « Par le truchement de mon héros, je me suis autorisée la révolte, il m’a permis de fantasmer ma vengeance. C’était jubilatoire ! », s’exclame l’auteure. Jubilatoire  comme ce roman qui se dévore d’une traite, emporté par un texte enlevé, truffé de jeux de mots et de références cathodiques !