Musée William Thornley


Château de Grouchy
Ouverture : mardis, mercredis et vendredis de 14h à 17h
Ouvert les premiers dimanches de chaque mois.
01 34 25 42 04

Naissance et essor d’une collection

Initiée dès 1981, la collection réunie par la Commune d’Osny a trouvé une place de choix dans les combles du château de Grouchy, superbement restaurés. Il s’agit de la seule collection publique en France dédiée à cet artiste. Deux rétrospectives (1881 puis 1994) ont permis de lui rendre la place qu’il mérite sur la scène de l’Histoire de l’Art. Au fil des ans, la collection s’est enrichie, grâce à la persévérance des équipes municipales successives.

Les dernières acquisitions de toiles de William Thornley

Grâce au dévouement des bénévoles de l’Association des Amis de Grouchy, le musée est désormais ouvert au public trois après-midis par semaine. Depuis 2015, avec le soutien du Département du Val d’Oise, le musée présente désormais une exposition tous les deux ans, soit par roulement des pièces fragiles de la collection permanente, soit par emprunts extérieurs (projet 2017).

Thornley, mais aussi Véron, Pissarro, Veyrassat et Duc

Les œuvres de Thornley sont déployées de façon chrono-thématique dans les deux salles principales. La troisième salle accueille les grandes compositions du paysagiste Alexandre René Véron (1826-1897) qui a également peint à Osny, ainsi que d’autres artistes : Jules-Jacques Veyrassat (1828-1893), Camille Pissarro (1830-1903) ou Edmond Eugène Duc (1856- ? )

Des textes généraux (kakémonos),  des cartels développés et des « Petits journaux » permettent au public d’approfondir sa visite.

La générosité de la commune et des musées de Pontoise, offre la possibilité d’un dépôt du portrait de l’artiste, réalisé par son ami Sabatini vers 1930, pour une durée de 5 ans. Ainsi, comme à l’époque de son atelier – disparu aujourd’hui – l’artiste sera-t-il à nouveau entouré de ses créations.

Le parcours artistique de William Thornley

Initié à l’aquarelle pas son père, il suit l’enseignement Eugène Cicéri (1813-1890),  Edmond Yon (1841-1897)  et Achille Sirouy (1834-1904), tous trois paysagistes et  lithographes. Comme beaucoup d’artistes en cette deuxième moitié du XIXe siècle, il expérimente la  lithographie et travaille d’après ou pour les plus grands artistes : Boucher, Corot,  Géricault, Prudhon, Degas, Puvis de Chavannes (fresques du Panthéon et du Musée d’Amiens), Monet puis Pissarro.

Il expose régulièrement au Salon (Champs-Elysées puis Champs-de-Mars). Dans le même temps, il continue ses recherches sur l’aquarelle, qu’il pratique lors de ses nombreux voyages, et qu’il expose à partir de 1889 à la Galerie Georges Petit (Paris), haut lieu de l’Impressionnisme.

Les critiques sont enthousiastes et saluent son talent, tant de lithographe que d’aquarelliste. De son vivant, ses œuvres sont présentes dans de grandes ventes (Drouot, Galerie Georges Petit…) aux côtés des plus grands noms, y compris impressionnistes.

Il abandonne la lithographie après la réédition de l’album de Degas (1914) et se consacre désormais à l’aquarelle et à la peinture à l’huile, deux médiums parfois utilisés sur des grands formats.

Ses nombreux voyages en France et en Europe  sont une source d’inspiration inépuisable, et il trouve dans le Midi, où il séjourne pour raison de santé, de nouveaux sujets, notamment urbains. Président de de la Société des Beaux-Arts d’Antibes à partir de 1928, il y organise, jusqu’à sa mort en 1935, une exposition annuelle qui remporte à chaque fois un vif succès.

Contemporain des plus grands mouvements artistiques – Impressionnisme, Pointillisme, Cubisme… – Thornley a poursuivi son travail sur l’aquarelle – médium alors délaissé – et a su créer et conserver un style personnel.

Des œuvres de William Thornley sur 8 timbres