Polar’Osny du 9 au 30 novembre 2019


Le premier festival du roman policier qui s’est déroulé en janvier dernier à remporté un grand succès. La deuxième édition de Polar’Osny est prévue en novembre 2019 avec comme thème “Le polar à travers les âges.” Le compte à rebours est lancé et son programme, petit à petit se dévoile. Isabelle Bourdial, journaliste scientifique et auteure, et les MéMOthécaires vous concoctent un programme noir sur page blanche…

Auteurs de romans policiers, si vous souhaitez participer, contactez Isabelle Bourdial, co-organisatrice de l’événement.

Parmi les animations, une exposition à la MéMO (en cours de programmation), des vidéos de youtubers spécialisés dans le polar, un spectacle Jazz et Polar, des Cluedo géants… Les plus jeunes participeront à des ateliers d’écritures (CM1 et CM2) et leurs nouvelles seront réunies dans un livret. Danielle Thiéry, la marraine 2019, animera une master class pour des lycéens avec débats et ateliers d’écriture. Les écoliers bénéficieront de visites commentées de l’exposition, rencontreront des auteurs de polars jeunesse (primaires et les 6e).

Samedi 30 novembre au Forum des arts et des loisirs, le salon Polar’Osny accueillera des éditeurs, des auteurs et des blogueurs spécialisés qui débattront lors de tables rondes, dédicaceront leurs livres et répondront à vos questions. Le prix Osny & Clyde de la plus belle couverture de roman policier sera décerné à l’issue du salon.

Danielle Thiéry, invitée d’honneur

Commissaire divisionnaire à la retraite et grande dame du roman noir, Danielle Thiéry a accepté d’être la marraine de cette 2e édition et de nous en dire un peu plus sur son parcours.

Une pionnière dans la police

« Ma grande fierté est d’avoir été l’une des premières femmes officiers de police en France. C’était en 1969 et à l’époque, on ne pouvait être affectée qu’à la brigade des mineurs. Aujourd’hui, les choses ont bien évolué heureusement », confie Danielle Thiéry. Néanmoins, sa carrière est lancée, de la protection de l’enfance à la police criminelle en passant par la brigade ferroviaire, elle gravit tous les échelons, figure parmi les premières à passer le concours de commissaire et devient la première femme commissaire divisionnaire dans le pays.

Un passage par la case TV

Un jour, Michel Drucker l’invite dans l’une de ses émissions. « Il parle de moi aux producteurs de la série Navarro présents dans un studio voisin. Ma connaissance des trains et de la gare du Nord les intéresse, le concept de la série Quai n°1 est né ». Mais elle se retrouve rapidement en butte aux contraintes liées à la réalisation : lieux de tournage, décors, budgets… En plus, avec son métier très prenant, le temps lui manque pour écrire les scénarii, une équipe s’en charge, s’inspirant de certaines de ses affaires. « Je me suis sentie frustrée, pas assez libre d’écrire, avec le besoin d’exprimer les choses à ma guise et d’inventer des histoires sans me soucier de contraintes extérieures ».

Une retraite à fond dans l’écriture

« C’est mon espace de liberté ! Je vais de temps en temps au « 36 », j’aime me replonger dans cette ambiance, ressentir l’adrénaline. Mais assez vite, j’en perçois de nouveau les côtés sombres, alors je retourne à ma liberté », raconte-t-elle. À son actif, une vingtaine d’ouvrages, des polars, mais aussi des romans policiers pour la jeunesse et des  documentaires, quasi tous disponibles à la MéMO ou dans le réseau des bibliothèques de l’agglomération.

Alors si vous ne la connaissez pas encore, profitez des quelques mois d’ici novembre pour découvrir Féroce chez Flammarion, son dernier titre, ou Le Sang du bourreau, la première enquête de son héroïne le commissaire Edwige Marion, réédité en 2018 chez J’ai lu.

C’était en janvier 2018

Résultat du prix Osny & Clyde de la plus belle couverture de livre :
Le bal de ses nuits par Magali Le Maître aux éditions Fleur sauvage
Concepteur de la couverture : Bertrand Binois

Recueil des nouvelles policières écrites par les élèves de primaire lors des ateliers d’écritures.