Octobre rose

Deux expos en une à la galerie de Grouchy et des ateliers de prévention le 3 octobre dans les locaux de Coordinov.

Lundi 3 octobre : une journée contre le cancer du sein

Coordinov, 12 chaussée Jules César

  • De 9h30 à 13h : ateliers prévention-dépistage, arthérapie, sonothérapie, nutrition et « autour du cheveu et du turban ».
  • 14h30 : départ vers la marche intercommunale, parc de Grouchy.

Avec Coordinov, la Ligue contre le cancer, le Centre régional de coordination des dépistages des cancers et la ville.

Exposition

En ce mois d’octobre, traditionnellement dédié à la sensibilisation au cancer du sein, la ville a choisi de conjuguer plusieurs univers artistiques qui nous offrent un autre regard sur la maladie et surtout sur les femmes qui y sont confrontées.

Aparté, portraits croisés

Photographies de Bénédicte Lacroix et Camille Saada, textes de Krystell Lebrun.

Cette exposition est née de la rencontre de trois femmes (toutes les trois de Nantes), trois parcours, trois univers, pour un engagement commun autour du cancer du sein.

Ce projet s’est construit autour de 11 femmes atteintes du cancer du sein (en rémission pour certaines ou toujours en traitement pour d'autres), rencontrées depuis 2021 via Instagram et la clinique Jules Vernes, à Nantes.  Chacune d’elles a confié son histoire à Krystell Lebrun et a accepté de poser devant les deux objectifs de Camille Saada et Bénédicte Lacroix, chacune révélant sa perception des modèles et de leur vécu. Parallèlement, Krystell Lebrun a posé des mots sur ces portraits, en empruntant la langue de chaque femme et une forme littéraire proche de leur personnalité : discours, conte, dialogue, lettre, haïku... Elle prête sa plume pour ponctuer des portraits photographiques et rappeler que derrière la maladie, il y a l'humain.

Ainsi, au fil des photographies et des textes, Marina, Monique ou encore, Cecilia, expriment ce qu’elles vivent, l’autre cancer : « L’intime, le personnel, celui qui bouscule les vies au quotidien dans une avalanche d’émotions et de sentiments, parfois contradictoires ».

Loin des analyses médicales et des statistiques scientifiques, cette exposition fait le choix d’oublier les patientes pour mettre en lumière les PERSONNES, sous forme de triptyques saisissants.

Bénédicte Lacroix, photographe de l’instant. Avec son approche documentaire de la photo, elle réalise des clichés sur le vif, à la fois sincères et authentiques, qui capturent la personnalité et la spontanéité des personnes qu’elle photographie.

Camille Saada, photographe portraitiste. Elle est spécialisée dans la mise en valeur de la femme et de l'enfance. Elle compose ses photos comme des tableaux en jouant avec la lumière et les contrastes pour mettre en valeur son sujet et la complexité de leurs sentiments.

Krystell Lebrun est comédienne et metteuse en scène. À la suite d’un cancer du sein, elle a fondé l’association « L'Art en mon sein » proposant des ateliers d'écriture et de théâtre aux personnes atteintes par cette maladie et visant à sensibiliser le grand public à ses conséquences sur les parcours de vie.

Les Rayonnantes

Sculptures de Catherine Reissi-Geindre

Il y a 4 ans, après un cancer du sein, l’envie lui vient de bricoler, et, à la façon de Karine Boitrelle-Taoki, Catherine Reissi-Geindre assemble des objets de « récup » qui prennent vie, avec humour, entre ses doigts de fée... C’est au travers de celles qu’elle appelle ses « Rayonnantes » qu’elle partage ses émotions : elles sont passées par les rayons et les voilà fières de leurs seins, différents, mais rutilants !

Daisy, Aminata ou Caroline, portent le prénom des femmes qui ont véritablement traversé les épreuves de la maladie. Elles ont la patine des objets anciens qui les composent, cabossées par la vie, et malgré leur histoire, elles ne se prennent pas au sérieux.

En les observant attentivement, l’originalité des détails est chaque fois surprenant et toujours jubilatoire !

Catherine Reissi-Geindre réside à Magny-en-Vexin, et sa démarche est tournée à la fois vers la protection de la santé et celle de la nature, puisqu’elle travaille à partir de matériaux de récupération. Elle ne se considère pas comme une artiste et pourtant elle insuffle la vie à d’anciennes batteries de cuisine : sous ses soins, elles retrouvent même une forme de grâce et célèbrent la résilience... avec un décalage humoristique salvateur !