William Thornley, peintre post impressionniste (1857-1935)


Biographie

George William Thornley Thistlewood, né à Thiais le 2 mai 1857 et mort à Pontoise le 31 août 1935, fut un peintre et lithographe postimpressionniste français. Il vécut à Osny à partir de 1895.

Fruit de l’union d’un père anglais, Julian, peintre paysagiste et d’une mère française, Adèle Petit, William Thornley débuta sa carrière en tant que lithographe avant de devenir peintre. Il pris ses premières leçons de dessin avec son père, également peintre puis devint l’élève de Ciceri et de Pierre Puvis de Chavannes. Le jeune William débute sa brillante carrière en tant que lithographe et imprime de nombreuses lithographies pour le compte d’amis peintres comme Camille Pissarro et Claude Monet.

Plusieurs moments forts ont contribué à faire de William Thornley un peintre au talent reconnu. En 1878, il expose au Salon de Paris puis au salon des artistes français en 1881, obtenant au passage une remarquable mention d’honneur puis une médaille de troisième classe en 1888. L’histoire d’amour entre le peintre de talent et la ville d’Osny s’entama à partir de l’année 1895, durant laquelle il prit l’initiative de s’installer au village d’Osny où il exécuta de nombreuses toiles de style postimpressionniste. Le charme et cadre de vie d’Osny ont profondément marqué le peintre qui fut touché dans sa sensibilité en tant qu’homme et peintre également “J’ai visité bien des pays, mais c’est à Osny que j’ai trouvé le plus bel ensemble de paysages agréables à mes yeux de peintre”.

Le talent du peintre qu’il est a permis la naissance d’œuvres qui ont su immortaliser l’image de la ville sous un autre temps que le nôtre et cela constitue aux yeux de nombreux Osnyssois un témoignage précieux et historique sur les paysages de leur ville et d’autres communes du Val-d’Oise comme Saint-Ouen-l’Aumône ou Pontoise.  En 1917, il y reçoit la comédienne Sarah Bernhardt de passage à Osny pour prêter son concours à une scène cinématographique. Entre 1896 et 1907, il expose à la galerie Georges Petit où il vend ses toiles pour l’État français, le roi d’Italie Victor-Emmanuel III ou bien encore le président de la République Armand Fallières pour sa collection personnelle.

Son talent lui a aussi permis d’intégrer la société nationale des beaux-arts dont il est membre à partir de 1898. En 1928, il devient président fondateur de la Société des Beaux-Arts d’Antibes et organise une exposition annuelle intitulée peintres de la Côte d’Azur dont la réussite le pousse à devenir le président d’honneur de la société des artistes professionnels de la Côte d’Azur. William Thornley décède finalement à Pontoise le 31 août 1935 à l’âge de 78 ans après une longue carrière au cours de laquelle son talent artistique a forgé le respect de nombreux admirateurs de son temps comme le montre la déclaration du Maire d’Osny Albert Pelletier lors de l’éloge funèbre « Vous avez été l’artiste dans toute l’acceptation de ce mot et avec votre modestie, votre bonhomie et votre bon cœur, vous avez conquis l’estime et la sympathie des habitants de la commune d’Osny, parmi lesquels vous avez vécu si longtemps, et bon nombre d’entre eux se remémorent les instants, les journées où, ne pensant qu’à votre art, d’une main si habile et d’un goût incontestable, vous reproduisez sur la toile, quelque coin du paysage d’Osny que vous aimez tant. »

Son parcours artistique

Initié à l’aquarelle pas son père, il suit l’enseignement Eugène Cicéri (1813-1890),  Edmond Yon (1841-1897)  et Achille Sirouy (1834-1904), tous trois paysagistes et  lithographes. Comme beaucoup d’artistes en cette deuxième moitié du XIXe siècle, il expérimente la  lithographie et travaille d’après ou pour les plus grands artistes : Boucher, Corot,  Géricault, Prudhon, Degas, Puvis de Chavannes (fresques du Panthéon et du Musée d’Amiens), Monet puis Pissarro.

Il expose régulièrement au Salon (Champs-Elysées puis Champs-de-Mars). Dans le même temps, il continue ses recherches sur l’aquarelle, qu’il pratique lors de ses nombreux voyages, et qu’il expose à partir de 1889 à la Galerie Georges Petit (Paris), haut lieu de l’Impressionnisme.

Les critiques sont enthousiastes et saluent son talent, tant de lithographe que d’aquarelliste. De son vivant, ses œuvres sont présentes dans de grandes ventes (Drouot, Galerie Georges Petit…) aux côtés des plus grands noms, y compris impressionnistes.

Il abandonne la lithographie après la réédition de l’album de Degas (1914) et se consacre désormais à l’aquarelle et à la peinture à l’huile, deux médiums parfois utilisés sur des grands formats.

Ses nombreux voyages en France et en Europe  sont une source d’inspiration inépuisable, et il trouve dans le Midi, où il séjourne pour raison de santé, de nouveaux sujets, notamment urbains. Président de de la Société des Beaux-Arts d’Antibes à partir de 1928, il y organise, jusqu’à sa mort en 1935, une exposition annuelle qui remporte à chaque fois un vif succès.

Contemporain des plus grands mouvements artistiques – Impressionnisme, Pointillisme, Cubisme… – Thornley a poursuivi son travail sur l’aquarelle – médium alors délaissé – et a su créer et conserver un style personnel.